Atelier Buissonnier

Atelier d'écriture de la Porte des Maures

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ACTIVITES ATELIER : Quatre pour Quatre 10. Jean Michel

Joyeuse et clémente année 2022 à tous !

 

Le temps va

Une année s'en va
nous quitte sans remords
inexorablement
Le temps n'a pas d'arrêt
Il va comme un train sans terminus
Chacun voit minuit à sa porte
Qui ne pèse qu'un carat de temps
Pour une boule de plus
Au boulier du calendrier
Passant un cran 
à l'engrenage de nos vies
Avant que l'échappement
Ne cesse au dernier balancement
Profitons de 2022
Il y aura tant de choses à partager

 


 

L'alpha et l'oméga

Si mninuscule avec ses spicules
En balance entre vie et trépas
Illusoire parasite en sursis
Cherchant sans relache
à survivre plutôt que vivre
Il a ensemencé la planète
Des germes d'une générale anxiété
Dont se nourrissent stupidité et ultracrépidarianisme
Chacun y allant de son opinion
Dénigrant même la plus simple des raisons
Pour glorifier de bien pauvres chimères
Nouvelles idoles des faux savoirs
Erigés sur les réseaux sociaux
Véritabes caisses de résonnance
Où s'abîme le raisonnement.

 

L'avenir se met en boule

Demain sera fait de ce qu'il pourra
Et nulle boule de cristal n'en détient l'image
Le futur n'a que faire de nos voeux
Il n'est pas comptable de nos attentes
Ne sera que ce qui pourra être
Dans ce vaste univers de matière qui s'échappe
Rien n'est d'une certitude absolue
La trajectoire du probable est asymptote à l'aléatoire
Et aucun trébuchet ne pèse le juste et le faux
Combien de devins, combien de voyantes
Partis dans des visions lointaines
S'épuiseront à prédire ce que 2022 sera
Construisant des rêves de demain
Avec le sable impalpable de leur foi
Qui s'envolera au premier souffle de vent.

 

Si les murs pouvaient parler

Vent mauvais, vent de l'oubli
Saurait-il effacer de Shamsia Hassani
La foi en un monde meilleur
Elle qui fait parler les murs de Kaboul
Et réveille les vieilles ruines burinées de tant de balles
Elle qui écrit ses mots avec un pinceau
Ou une panoplie de bombes de peinture
Elle nous dit le froid, elle nous dit la faim
L'injuste joug qui asservit femmes et enfants
Dans un pays qui tangue sans horizon
Un pays où les armes ont seules la parole
Uniques symboles de pouvoir et de contrainte
Saura-t-il, ce vent d'une nouvelle année,
Rallumer le foyer d'un espoir de paix et de concorde
Où pourront à nouveau s'envoler les cerfs-volants de l'espoir.

 


Publié le : Vendredi 31 décembre 2021 @ 15:47:49

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